LA SANTE CONFISQUEE...?

 

Les débats sur la santé sont très fréquents dans notre société. Il ne se passe une semaine sans que, sous diverses approches, les médias ne se consacrent à ce sujet. Divers « spécialistes » du monde politique, médical, social, sont apparemment d’accord sur un point : « nous avons le meilleur système de santé, les meilleurs hôpitaux, les meilleurs médecins »…Cela est très rassurant dans une société secouée par les crises et les peurs de toutes sortes ! Aussi est-ce assez curieux que cette méthode Coué nationaliste qui s’efforce d’affirmer que nos « métiers de santé » sont à la pointe du progrès, est parallèlement accompagnée de toutes sortes de « nouvelles » alarmantes…L’exemple le plus récent est celui de la « grippe mexicaine ». Des informations multiples, contradictoires, alarmantes se déversent sur des millions de gens qui finissent par être complètement perturbés…Dangereux ? Pas dangereux ? Pourra-t-on trouver à bref délai un vaccin efficace ? Si oui, y aura-t-il assez de vaccins pour tous ? Jour après jour, on fait, dans le monde entier le compte des « cas avérés ». Chaque nouveau cas est publié au travers de tous les médias disponibles. On parle de pandémie…puis on dément…pour ajouter que « peut-être » une pandémie va se répandre à l’automne…Que penser de tout cela ?

 

Quand on prend conscience des misères dans le monde, où des maladies de toutes sortes tuent à chaque instant des milliers d’êtres humains, la focalisation extrême des médias et des politiques sur les « cas de grippe mexicaine », devient quelque peu dérisoire. Alors pourquoi tout ce battage ? Parce que la santé est devenue de plus un enjeu politique où des intérêts divers s’affrontent. Le domaine de la santé est celui qui touche toutes les couches de la société : tout le monde peut tomber malade, tout le monde a besoin de soins. A tel point que tous les responsables des « professions de la santé » jouent un rôle extrêmement important dans la société moderne. Les hommes politiques ont intérêt à tenir compte du « contre-pouvoir » que peuvent représenter tous ceux et celles qui ont de grandes responsabilités dans les structures s’occupant du domaine de la santé sociale. Le bras de fer entre les tenants et adversaires des tentatives de réformes dans le système hospitalier en est un bon exemple : va-t-on accepter que les hôpitaux soient gérés dans une optique uniquement financière de rentabilité ou la santé du patient sera-t-elle prioritaire ? Nous connaissons tous les dérives possibles dans les deux sens : examens multiples parfois inutiles et onéreux…ou laxisme dangereux dicté par la seule rentabilité. Alors que faire ? Une fois de plus, ce n’est que dans une prise de conscience à tous les niveaux, qu’un juste équilibre pourra être trouvé. En parodiant une fameuse réplique, on pourrait dire que « la santé est une chose trop sérieuse pour la déléguer aux seuls  spécialistes, fussent-ils médecins ou politiciens » ! Ce n’est pas en « délégant » que l’on peut régler les problèmes sérieux.

 

Chaque citoyen est dans une large mesure, responsable de sa vie, donc aussi de sa santé. Bien des maladies pourraient être évitées par une bonne hygiène de vie. Vivre sainement signifie se nourrir d’une manière équilibrée, d’aliments non trafiqués, bouger, se cultiver pour être aussi « bien dans sa tête ». Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet ! D’autre part, il faudrait peut-être aussi prendre conscience du fait que bien des « maladies de moindre importance » pourraient être guéries par des thérapies douces de médecines alternatives. Dans bien des hôpitaux européens, les médecines chinoises, tibétaines, l’homéopathie etc.., trouvent leur place et sont hautement appréciées tant par les malades que par le corps médical. Mais là encore les mentalités devront évoluer en France.

 

Prenons le cas de l’homéopathie. Cette médecine a été « inventée » par le docteur en médecine Samuel Friedrich Christian Hahnemann (1755-1843) : soigner « le mal par le mal ». L’idée de départ était de faire absorber au patient en dose infime, la substance qui à l’origine de la maladie, pour pousser l’organisme à former lui-même l’antidote…Donc l’idée centrale était en quelque sorte la même que celle que Pasteur a appliquée pour trouver son vaccin. Cette idée, Hahnemann l’avait appliquée à travers des dilutions répétées, pour arriver à des potentialités qui ne pouvaient plus être mesurées par les outils de travail usuels. Sa médecine a pris rapidement un  grand essor car elle s’avéra très efficace, d’autant plus, qu’apparemment il n’y eu jamais d’effets secondaires indésirables. L’homéopathie s’est par la suite constamment développée et maintenue jusqu’à nos jours.

 

Or que n’a-t-on lu et entendu a propos de l’homéopathie ! Que c’était de la poudre de « perlin-pinpin », que c’était nul, que jamais on n’a pu prouver une quelconque efficacité quant à cette prétendue médecine ! Que tout était misé sur « l’effet placebo », càd sur le mental, l’imaginaire du patient : il « croit » à cette médecine…donc il va s’imaginer qu’elle le guérira..et de ce fait, va « guérir ». Voilà ce que prétendent une grande majorité de « spécialistes du corps médical ». Sur quoi se basent-ils sinon sur leur propre dogmatisme, leur propre certitude, leur propre imaginaire ? Les innombrables malades qui, au cours des siècles ont retrouvé la santé grâce à la « médecine Hahnemann » auront-ils tous été de « doux illuminés victimes de l’effet placebo » ? En toute honnêteté il serait pour le moins présomptueux et abusif de le prétendre ! Or une majorité conservatrice parmi le monde médical s’arroge apparemment ce droit…A croire que l’humanité « consciente et intelligente » n’a émergée qu’aujourd’hui !

N’est-il pas curieux que la médecine homéopathique n’a pas seulement trouvée son application chez les humains, mais aussi chez les animaux ? Nombreux sont aujourd’hui les vétérinaires qui utilisent l’homéopathie pour guérir « leurs patients du monde animal » ! Il est de notoriété publique que les chevaux de course qui représentent un investissement financier important, sont souvent soignés par l’homéopathie ! Encore et toujours un effet placebo ?? Il est tout de même symptomatique qu’à notre époque, où tout est axé sur l’utilitaire, l’efficacité, le pragmatisme, on se refuse à reconnaître une évidence immédiate : l’utilité d’une médecine qui a fait ses preuves et qui n’est nullement onéreuse ! Peut-être est-ce là son « défaut » le plus direct ! Apparemment ce qui est cher a plus de valeur, est plus efficace ! Il est assez navrant de devoir constater que trop souvent l’objectivité, l’esprit d’ouverture (qui devrait être la qualité première de tout véritable scientifique) et l’humilité devant l’infinité de la connaissance, manquent cruellement tant chez nos scientifiques que chez nos politiques.

   Il ne se passe de mois où, à travers divers médias, l’homéopathie ne soit discréditée. A croire qu’elle dérange bien du monde, alors que de plus en plus de patients, découragés ou abandonnés par la médecine traditionnelle, se tournent vers elle ! Alors il arrive même que les adversaires de l’homéopathie ne répugnent pas à employer la désinformation voire la calomnie…On a ainsi pu lire un article dans un grand hebdomadaire français, que l’homéopathie avait pu s’établir dans une Allemagne où prédominait l’idéologie nazie ! Quand on replace l’origine de l’homéopathie dans son vrai contexte, on peut constater l’ignorance et la méchanceté employées par les adversaires acharnés de cette médecine, à seule fin de la discréditer auprès d’un public peu soucieux de vérifier ces affirmations…

    

   Un des biens les plus précieux de l’être humain est sa santé. Il s’agit là véritablement d’une question, à long terme, de vie ou de mort. Comment saurait-on dès lors abandonner cet enjeu primordial à quelqu’un d’autre, fut-il un « spécialiste ». Nul expert ne peut se targuer de se mettre à ma place, pour savoir ce qui est bon pour moi. Certes, il pourra toujours me conseiller, mais en définitive, ce sera toujours à moi de prendre la décision ultime. Dans ma liberté, ce sera à moi de choisir ma façon de vivre, de me soigner, de déterminer mon devenir . Toute intrusion dans ce choix sera contraire à ma vocation d’être libre et responsable. Une santé accompagnée, oui, mais un total refus à une « santé confisquée » !

 



Article ajouté le 2009-05-06 , consulté 55 fois

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