DEJOUER LA DESINFORMATION POUR RESTER LIBRE.
Nous sommes journellement confrontés à des évènements de notre temps qui nous déconcertent. Les informations relayées par les médias nous submergent continuellement de nouvelles variées, contradictoires, souvent déconcertantes. Jamais dans l'histoire des hommes, nous n'avons été à tel point « renseignés », à toute heure du jour et de la nuit. Se pose alors la question : ces informations nous sont-elles toujours d'une grande utilité ?…Pour répondre affirmativement, il faudrait savoir si ces dernières reflètent vraiment la vérité quant aux évènements présentés. Or nous savons tous, que le journalisme est rarement une instance neutre et objective : chaque journaliste porte en lui une dualité : d'une part sa subjectivité, sa personnalité propre, avec ses convictions, ses passions, sa culture originelle et d'autre part l'objectivité qu'il doit à la déontologie attachée à cette profession. Le degré d'intégrité de chaque journaliste sera donc dépendant de son choix : rapporter fidèlement ce qu'il aura perçu et analysé ou entraver l'objectivité en influençant, en déformant la réalité. A ce niveau, tout resterait donc une affaire de conscience, d'intégrité morale personnelle. Mais la situation réelle se complique encore du fait que le journalisme est une profession ce qui rend le journaliste tributaire d'un « patron » qui lui paie un salaire qui lui permette de vivre…Dès lors, il semble évident, que l'idéal de liberté, d'objectivité attaché à cette profession devient purement hypothétique. Un journaliste saura-t-il rester indépendant à partir du moment où il est employé par un patron ou une institution qui doit défendre des intérêts économiques, politiques, culturels. A observer les « officiants de l'information » sous cet angle, on comprendra aisément que les nouvelles qui nous assaillissent, ne peuvent pas toujours être prises comme le reflet objectif de la réalité. Si nous nous ouvrons à des informations, sans être vigilants et d'esprit critique, nous risquons toujours d'être influencés…et manipulés.
Comment « résister » à ces manipulations ? Nous évoquions la vigilance. Comment les individus que nous sommes, peuvent-ils rester vigilants ? Il existe une méthode relativement facile : observer et écouter ce qui nous est présenté, juger si le tout est cohérent, logique…et tout simplement exercer son « bon sens »…Le « bon sens » était, autrefois, une qualité innée chez un grand nombre d'individus, et ce même dans une population moins instruite et bien moins renseignée qu'aujourd'hui. Bien des « anciens » ne pourraient s'empêcher de rire, en écoutant et regardant certaines informations actuelles. Que de fois n'assistons-nous à des « reportages » où, vers la fin, le commentateur affirme juste le contraire de ce qui avait été proclamé au départ ! Mais beaucoup de téléspectateurs, submergés par des flots successifs d'informations présentées, deviennent insensibles aux contradictions. S'agit-il là de simples maladresses des présentateurs ou d'une technique plus subtile pour embrouiller les esprits ? Toujours est-il que beaucoup de personnes ne parviennent pas à prendre le recul nécessaire pour faire « un tri critique » et encore moins vérifier la cohérence de ce qui est présenté.
Nous avons actuellement un bon exemple d'information et de possibilité de manipulation médiatique : le virus de la grippe A ! Que d'informations contradictoires, illogiques, n'avons-nous vu et entendu à ce sujet ? Prenons cet exemple pour encourager un grand nombre d'individus, à titre de « bon exercice » à appliquer l'attitude raisonnable, qui est celle de la vigilance et du bon sens.
Il y a eu, de tous temps, des vagues de grippe avec son lot de malades et parfois de morts : on n'en a guère parlé dans les journaux (hormis la grippe espagnole de sinistre mémoire). Pourquoi ce « battage » aujourd'hui ? Pour inquiéter les gens et les inciter à se faire vacciner ? Quels sont les intérêts financiers en jeu ? On sait que les industries pharmaceutiques, dont beaucoup de brevets sont aujourd'hui du domaine public, trouvent dans la fabrication de ces vaccins une manne opportune et nécessaire… Comment interpréter l'attitude des responsables de la « santé » au plus haut niveau, qui garantissent que les vaccins seront prêts sous peu et que les autorisations seraient alors délivrées immédiatement… alors que des spécialistes avisés affirment qu'il faut aux laboratoires des mois…voire des années pour démontrer l'efficacité et la non-toxicité d'un nouveau produit mis sur le marché !!!
Voilà un exemple parmi d'autres (et il suffit de bien observer ces « signes de notre temps »), qui démontre bien, qu'aujourd'hui, pour sauvegarder sa propre indépendance, son bon sens, son intelligence, sa liberté, il faut prendre du recul par rapport à une société dont les responsables nous parlent très souvent de liberté, mais qui, dans les actes, cherchent à la soustraire, peu à peu, à l'individu.
Encore jamais, dans l'histoire des hommes, nos sociétés n'ont été confrontées à autant de problèmes différents. Nous vivons un tournant décisif où des intérêts internationaux, nationaux, de groupes, d'individus s'affrontent violemment. Les mentalités, les consciences évoluent, les conservatismes, les archaïsmes se heurtent aux intérêts et aux attitudes liées à une vision matérialiste d'un monde où souvent un dogmatisme scientifique a pris la place des dogmatismes religieux. Beaucoup d'individus perdent leurs repères, d'autant plus que notre société occidentale s'est engagée dans une voie qui laisse de plus en plus d'êtres humains au bord de la route…Le chômage, des conditions de travail inhumaines poussent un nombre croissant d'individus à sombrer dans la déprime, parfois les poussent au suicide.
Nous vivons dans un monde anxiogène. Comment en sortir ? En réagissant. Si nous restons hypnotisés, paralysés par la peur, nous perdons rapidement notre capacité la plus précieuse, la plus utile : celle de réfléchir, celle de réagir. Le monde sera toujours ce que nous en ferons. Il ne s'agit pas d'une fatalité. Ce sont souvent les difficultés qui amènent des changements de comportement et nous obligent de sortir de notre léthargie pour reprendre notre vie en main. Si nous laissons ce soin à d'autres, plus ambitieux, plus audacieux, ce sont eux qui dessineront le monde à notre place, selon leurs visions et leurs intérêts. Voilà ce qui se passe, si nous restons des acteurs passifs de notre propre vie, de notre destinée. L'autre attitude consiste à avoir confiance en notre valeur humaine, qui ne se mesure pas seulement selon notre compte en banque, mais en nos capacités de courage, d'entreprise, de création. L'homme est un être « debout », capable de comprendre, de raisonner, capable de bon sens. Pour se « remettre en route », il doit reprendre confiance en sa capacité « d'être pensant ». Tout le système actuel voudrait nous pousser à accepter que d'autres pensent à notre place. Encore jamais, de par le passé, nous n'avons eu autant « d'experts » dans diverses disciplines ! Dans combien de débats, à la télévision ou à la radio, n'avons-nous pu observer que, même pour des questions toutes banales, on demande l'avis d'un « expert », jugé seul habilité à répondre…. Infantilisation ou ignorance supposée quant à la possibilité de jugement du « grand public » ?
Pour faire face aux défis d'aujourd'hui, il nous faut réapprendre à exercer notre capacité de jugement, de réflexion, de bon sens, pour comprendre ce qui se passe dans notre société, notre pays, notre monde. Il nous faut décrypter les signes de notre temps, pour réagir, remettre l'être humain au centre des activités sociales, économiques, culturelles. Pour changer notre société, il faut impérativement commencer par nous changer nous-mêmes. Les signes de notre temps s'adressent à chacun d'entre nous.

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